Une fois un événement passé, nous aimons suivre le sujet ou le lieu dont il a été question, et nous partageons les résultats de ce suivi avec vous qui vous souciez de la nature dans cette région. Vous trouverez des articles connexes dans les sections « Politique » et « Rencontres nature » de notre blog, et nous partageons ces articles dans nos bulletins d’information occasionnels.
Une réponse à la question du suivi consiste à retourner dans les lieux que nous aimons et à observer leur évolution, voir comment ils se portent… Il peut être fascinant et révélateur de prendre ce que nous voyons « aujourd’hui » comme base de référence pour évaluer un lieu un an plus tard, puis cinq ans ou une décennie plus tard… Si de petits groupes de citoyens intéressés se réunissent pour surveiller des lieux à intervalles réguliers, ils peuvent s’amuser, se connecter à la nature et recueillir des informations intéressantes, tout cela en même temps. C’est ce que nous entendons par « science citoyenne ».
Lié à cette idée est le déplacement des bases de référence – autrement dit : l’amnésie environnementale. Nous pouvons facilement oublier ce qui était autrefois « normal » si nous ne conservons pas de preuves telles que des photos et des données scientifiques. Si les caractéristiques d’un paysage disparaissent progressivement – un arbre ici, une haie là – il se peut que nous ne le remarquions même pas. Un jour, nous regardons autour de nous et nous nous disons : « Tiens, quelque chose a changé… mais quoi ? » Pour les nouveaux arrivants et la génération suivante, la nouvelle « normalité » devient leur référence. Sans preuve du contraire, personne ne regrette ce qui a disparu. C’est l’une des raisons pour lesquelles le déclin de la biodiversité se produit sous nos yeux, malgré nos meilleures intentions : nous ne savons pas toujours ce que nous avons perdu ou ce que nous sommes en train de perdre.
Pour lire une réflexion plus approfondie sur le déplacement des références, cliquez ici.
Les projets de science citoyenne envisageables pour l’avenir pourraient inclure des recensements de la biodiversité dans des endroits préférés ou la surveillance de la qualité de l’eau dans les ruisseaux et les rivières de notre région. Un projet culturel et social intéressant pourrait également consister à interviewer des résidents âgés afin de mieux comprendre leurs « références » à eux et d’en savoir plus sur les changements passés.
Si vous souhaitez contribuer à une telle activité ou si vous avez votre propre idée pour ce type de projet, n’hésitez pas à nous contacter !
Un projet pour 2026
Pour un premier projet de science citoyenne, nous collaborons avec le GAL Pays de l’Ourthe. Cette activité s’inscrit notamment dans le suivi de la rencontre nature que nous avons organisée à Manhay en août 2025, au cours de laquelle nous avons abordé les questions du régime foncier et de la biodiversité dans les exploitations agricoles de notre région.
Cette année, le GAL et le Conseil Nature prévoient d’accompagner des groupes de citoyens lors de visites de fermes dans les sept communes qui constituent le territoire du GAL afin de rencontrer des agriculteurs, de découvrir leur vision de la biodiversité et les contraintes auxquelles ils peuvent être confrontés pour la protéger. Au cours de ces visites, nous effectuerons des comptages simples de la biodiversité à des endroits convenus autour des exploitations agricoles.
Lisez notre article ici pour en savoir plus et découvrir notre appel à bénévoles.